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Colloque 2015 : 17 et 18 septembre à Salaberry-de-Valleyfield

Colloque 2015 : 17 et 18 septembre à Salaberry-de-Valleyfield
16 au 18 septembre 2015


Cet événement sera l’occasion de faire le point sur différentes tendances sociales, démographiques, culturelles, politiques, économiques, urbanistiques et environnementales qui peuvent influencer la gestion municipale, le rôle des élus, la santé des personnes et des communautés locales et l’avenir de nos villes, villages, quartiers et voisinages.


Les meilleures pratiques, innovations et outils québécois dans des domaines comme l’agriculture urbaine, la démocratie participative, la lutte à la pauvreté et la solidarité de voisinage seront mis de l’avant par le biais d’ateliers participatifs, de conférences et de visites de terrain.


Pendant ces deux jours, venez découvrir comment nos villes et villages ont su user de créativité, de résilience et d’innovation et mettre à profit l’intelligence collective et la participation citoyenne pour s’adapter à ces nouvelles réalités et devenir des milieux de vie où il fait bon vivre.

 

Découvrez les gagnants de notre concours des prix d'excellence en lisant notre communiqué de presse à ce sujet.

 


Rendez-vous en novembre 2016 pour le colloque à Montréal!

Les membres du comité organisateur

Les membres du comité organisateur du 27e colloque annuel VVS s'activent pour vous présenter un événement mémorable! 

 

 

De gauche à droite


En haut : Julie Bergevin, Ville de Salaberry-de-Valleyfield, René Monette, Ville de Salaberry-de-Valleyfield, Louis-Philippe Boucher, CSSS du Suroît (CLSC) . Émile Tremblay, Direction de santé publique

 

En bas : Annie Hart, Pour un Réseau Actif dans nos Quartiers (PRAQ), Audrée Bourdeau, Pour un Réseau Actif dans nos Quartiers (PRAQ), Julie Lévesque, RQVVS

 

Absents de la photo: Denis Lapointe, Maire de Salaberry-de-Valleyfield et Pierre Crepeau,Ville de Salaberry-de-Valleyfield  

Programme

Voici le programme de ces trois journées de colloque.

 

 

Le formulaire d'inscription sera disponible le 3 juin 2015.

Présentations du colloque disponibles

Jeudi 17 septembre

 

Conférence, Tendances liées à la santé des humains, des communautés, des villes et villages et de notre société 

 

Dr Robert Béliveau

 

Conférence Tendances liées aux nouvelles réalités urbaines, municipales, sociales, politiques, économiques et environnementales

 

Florence Joncas-Adenot, professeure associée au Département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM et directice du Forum URBA 2015

 

Ateliers courts

 

• Tendances villes, villages et communautés en santé

 

Présentation d'Anick Fortin et Louise Boudrias (Gatineau, Ville en santé)

 

Présentation de Celine Langlais, Emilie Poulin et Marjolaine Émond (Ville de Saint-Pascal)

 

• Rendez-vous des bons coups collectifs et créatifs

 

• Leadership municipal pour le développement du territoire: l'expérience de Shawinigan

 

Présentation de Denis Bourque

 

• Engagement citoyen des adolescents

 

Présentation de Gilles Cayer 

 

• Élus et gestionnaires municipaux: rôles en pleine transformation

 

• Défi équilibre: comment éviter l'essouflement individuel et collectif

 

Vendredi 18 septembre


Atelier 1 — Agriculture urbaine: tendances et pratiques

 

Atelier 2 — Apprivoiser l'aménagement du territoire, le bruit et explorer des solutions applicables par les municipalités

 

Présentation de Richard Martin, conseiller scientifique (INSPQ) et Louise Lajoie, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive (CISSS Montérégie-Centre)

 

Atelier 3 — Et si la créativité était incontournable pour nos organisations et nos communautés en changement?

 

Atelier 4 — Municipalités inclusives et accueillantes: tendances incontournables

 

Présentation de Mme Pascale Chanoux, coordonnatrice des Volets Employabilité et Régionalisation de l'immigration pour la TCRI (Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes)

 

Atelier 5 — Pour des voisinages en santé, durables, inclusifs, sécuritaires et solidaires, Voisins solidaires- une expérience pour le voisinage

Résumé de la conférence d'ouverture du Dr.Robert Béliveau

Mieux vivre ensemble

 

Le Dr Robert Béliveau du Centre ÉPIC de l’Institut de Cardiologie de Montréal — le plus grand centre de médecine préventive au Canada — a partagé sa vision de la santé. Pour lui, l’humain est avant tout un être de relations. « Quand nos relations vont bien, on va bien. Quand nos relations sont tendues et toxiques, cela nous affecte, a-t-il relaté aux participants. Comment alors développer des relations plus saines, plus chaleureuses, plus constructives? » Inspiré par plusieurs philosophes, cet expert en gestion du stress nous convie à retrouver la joie de cohabiter et de vivre ensemble. « À la base, il faut être bien pour être un bon médecin, intervenant, parent… Quand on est fatigué, au bord de l’épuisement, clairement, on n’a pas toutes ses facultés, sa créativité et on devient toxique. » Il ajoute une phrase de Gandhi : un homme qui se noie ne peut pas sauver, voire aider, les autres…

 

Vivant dans une culture d’agitation, il est difficile d’arrêter les vagues et de garder son équilibre. Le médecin visionnaire nous invite donc à apprendre à surfer et à développer des compétences pour mieux vivre avec les réalités actuelles. « Une fois de temps en temps, il faut être capable de s’arrêter, poursuit-il. Car si on ne s’arrête pas, c’est la maladie qui va nous arrêter. Personnellement, je vois beaucoup de gens en crise. Pour moi, ce moment est une invitation au changement, à la réflexion, à la transformation et pas juste à la médication. J’enseigne la méditation plutôt que la médication. Cette dernière est souvent plus propice à écraser la réflexion. »

 

Il espère toujours guider ses patients vers un équilibre plus satisfaisant. « Il faut accueillir les crises que nous allons vivre inévitablement individuellement et dans nos communautés. Chez les Chinois, la crise a deux symboles : le danger et l’opportunité », rappelle ce médecin qui croit que les gens ne veulent pas vivre plus vieux, mais mieux.
 

Résumé de la conférence d'ouverture de Florence Junca-Adenot

Six enjeux pour les villes

Florence Joncas Adenot, directrice du FORUM URBA 2015, a discuté des conditions de réussite pour les villes de l’avenir. « Les villes sont maintenant le lieu, la maison, de 80 % de la population des pays occidentaux, et d’ici 2020, ce sera 60 % de la population mondiale qui vivra en milieu urbain ». Pour l’économiste, cette nouvelle réalité des villes s’accompagne de six grands enjeux. Les voici :

 

- La démographie : le Québec est particulièrement touché par cet enjeu. En 2023, les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 20 ans, et cet écart va s’accentuer. Quelque 50 000 personnes immigrantes seront nécessaires par année pour éviter la décroissance, si le taux de fécondité demeure stable. Cela va bouleverser les besoins dans les municipalités. Par exemple, les personnes plus âgées vont vouloir se rapprocher des services et des transports en commun; il faudra intégrer davantage d’immigrants. La démographie aura des conséquences sur les emplois. Il y aura moins de monde pour financer l’accroissement de nouveaux services et d’infrastructures.

 

- Les changements climatiques : Les villes vont devoir s’adapter et faire de la prévention. 48 % des gaz à effet de serre viennent des transports. Il faudra organiser d’autres modes de transport, aménager les villes pour moins devoir se déplacer en voiture. Par ailleurs, il faudra contrer les ilots de chaleur et arrêter de donner des permis de construction dans les zones inondables. En Europe, les villes de 50 000 habitants et plus sont obligées de se doter d’un plan climat.

 

- Remise à niveau des infrastructures municipales et de transports en commun : La Fédération canadienne des municipalités évalue les sommes nécessaires à 538 milliards de dollars dans un horizon de 10 ans. Cela représente 13 000 $ par ménage canadien. Ce sont des chantiers qui remettent en question l’organisation même de la ville. C’est aussi une super opportunité pour revoir la planification de nos villes en fonction de nouveaux enjeux, tels que le réaménagement du cœur des villes, le changement des mixités de fonctions, la révision du partage de la voirie (autos, vélos, piétons). On n’a plus besoin de routes aussi larges. Il faut avoir une vision holistique : quand on a un problème, essayons d’en régler d’autres en même temps. Profitons de l’occasion pour faire des investissements dans l’avenir de la ville. Ayons une vision pour requalifier la trame urbaine et ainsi ne pas être acculés au mur.

 

- L’environnement et les ressources non renouvelables : Il faudra diminuer notre utilisation des ressources non renouvelables et limiter les différentes sources de pollution. Là encore, ce sont les villes qui sont au centre des problématiques, mais des solutions aussi. Le Québec importe pour 18 milliards de dollars de pétrole. Imaginez tout ce que nous pourrions économiser comme pétrole si on utilisait davantage les autres sources alternatives que sont l’énergie solaire, la géothermie, l’électrification des véhicules, mais aussi la transformation, le recyclage des déchets, la rénovation. Le pétrole sera toujours présent. Toutefois, est-ce que nous sommes capables de diminuer l’usage de nos ressources non renouvelables? La ville et les méthodes de production industrielle sont aussi à la source de nos problèmes de pollution. Pensons aux insecticides et engrais, aux rejets dans les cours d’eau de produits chimiques. Les règlements et politiques municipales pourraient encourager l’utilisation de produits bio, tout comme les bâtiments LEED, l’utilisation de ressources renouvelables et le développement d’une agriculture de proximité. Il faut retrouver la possibilité de nourrir nos populations. Au lieu d’importer l’ail de Chine, on peut le faire pousser ici et internaliser les coûts de transport. On a au Québec tout pour s’autosuffire. L’agriculture est une source économique, une source d’emplois.

 

- Les technologies de l’information : Elles changent les rapports entre les humains et nos façons de travailler. Pensons au télétravail, au commerce électronique. Actuellement, 11 % des achats proviennent d’Internet. Cela va avoir des impacts sur les commençants et les différents intermédiaires. En 2020, on prévoit que ce chiffre atteindra 16 %. Internet change nos façons d’accéder aux services, d’être informés, de participer aux débats et à la vie publique. Les villes n’échapperont pas aux décisions participatives, aux budgets participatifs, au processus proactif quand on a des projets de développement avec les populations. Partager entre la solitude et la solidarité, les citoyens sont des consommateurs et des travailleurs qui se retrouvent au cœur des processus de décisions. Ils sont les mieux placés pour connaître leurs besoins, pour intervenir, à condition que les représentants municipaux les écoutent et canalisent leurs solutions.

 

- Ressources disponibles et gouvernance : Quand le gouvernement du Québec a créé la Loi sur les cités et villes, il n’a jamais pensé qu’autant de responsabilités et d’enjeux émergeraient avec le temps. Le financement des villes n’a pas changé depuis. Celles-ci sont toujours financées à 78 % par la taxe foncière. Un nouveau pacte fiscal est en discussion, mais les villes ont plus de responsabilités et moins de ressources. Alors elles doivent être imaginatives et ne pas juste attendre après le pacte fiscal. Présentement, le marché du carbone compte 3 milliards de dollars pour les interventions vertes. Allez chercher ces montants, ils dorment dans les coffres. Au Québec, il y a 500 millions qui ne sont pas distribués. Développez des projets!


La ville à l’échelle humaine

Parmi ses pistes de solutions, Florence Joncas-Adenot parle de la ville à l’échelle humaine. « C’est le projet le plus mobilisateur, celui qui rejoint tous les groupes de la société. Cela peut se faire par quartier, au niveau de la ville, en revoyant l’organisation du centre-ville, c’est ce qui permet de mettre fin à l’urbanisme tentaculaire. Pourquoi ne pas utiliser stratégiquement les prochains développements, qui ne seront pas nombreux si la démographie stagne, pour rebâtir nos milieux de vie. »

 

Elle propose de préserver les zones agricoles et les zones vertes afin de retrouver le plaisir de vivre ensemble. Concrètement, cela veut dire avoir des développements centraux plus denses, des espaces verts, des lieux de rencontre et de loisirs, et intéresser des investisseurs pour maintenir les populations à l’intérieur des villes. Cela permet de remettre des mixités d’usage dans les villes, rapprocher les commerces des habitations, afin d’être plus efficaces.

 

Service de proximité dans les quartiers, politique de recyclage et de rénovation, architecture de qualité, normes de construction strictes, énergie renouvelable, diminution de la voirie dédiée à l’auto, voilà la vision de la ville à échelle humaine de Florence Joncas-Adenot.
 

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